Zoé. Héloïse. Camille. Henri. Justine. Clémence. Arnaud. Eléonore. Léo. Sharleen.

En vain, je cherche une chanson qui pourrait nous résumer. Un air sympa qui voudrait tout dire en quelques notes, quelques phrasées assez simples. Il y a tellement de choses qui vont me manquer sans vous qu'il n'est pas envisageable de commencer à les énumérer, tant elles sont nombreuses.
Je cherche, et je ne trouve pas. Il est de même pour les mots.

Quels mots élirent pour parler de vous ? Pardon, pour parler de nous ?
Quels adjectifs prendre pour vous dire combien je tiens à vous ? Les quels choisir pour évoquer nos nombreuses années de souvenirs ? Il y a le noyau, les pièces rapportées tout autour et le temps qui consolide tout ça si bien.
J'en perds mes mots, j'en perds le cours de mes larmes.

Lorsque je ferme les yeux je sens le sable sous mes pieds et le froid qui nous entoure, nous englobe. Je serre un peu plus fort les paupières et je peux sentir vos corps entassés sous le mien, ma tête contre la jambe d'Héloise ou bien celle de Zoé, ma main sur le pied d'Henri et les trois autres derrière, ou bien dessous. Je vois les étoiles au-dessus de nos têtes, le feu non loin de là. J'entends encore le jeu de mot qui concerne les palourdes, les mains d'Henri qui tripotent sa voisine dont je ne citerai le nom, avec pour excuse qu'il cherchait à mieux s'installer, le rire de Sharleen résonne sur la plage et les nôtres se mêlent au sien, presque malgré nous.
Je sens encore son épaule sous ma joue. Je vois encore Zoé autour de moi alors que mes mains sont prises sur les cordes et glissent sur le manche devant moi. Je sens encore ta présence sur mon dos et voilà que ma joue prend un goût de sel.

Tout est là, gravé si bien en moi que cela ne peut sortir sur le papier. Tout est là, en profondeur, parce que ce qui nous relie est si beau que c'est forcément un secret. Et que par conséquent il faut en prendre soin, le cacher. Ne faire que le chuchoter. De bouche à oreille, ne changez pas.

# Posté le lundi 31 août 2009 15:40

Master Song.

Master Song.
21/08/09
Il y a des soirs comme ça où vos traits se relâchent. Où vos épaules retombent en même temps que la nuit.
Il y a des soirs comme ça où Léonard Cohen vous tient compagnie, où l'on sait qu'il est nocif de l'écouter lors de soirs pareils, mais où l'on ne se résout pourtant pas à lui dire de se taire.
Il y a des soirs comme ça où un creux apparaît dans votre ventre. Pas celui de la faim, non, c'est autre chose. Un vide qui s'agrandit sans de raisons apparentes, juste que c'est un soir sans et que l'on n'y peut rien.
Il y a des soirs comme ça où la solitude s'impose à vous comme un poignard planté dans le dos.
Il y a des soirs comme ça où vous emmerdez profondément le monde qui vous entoure, où vous ne pouvez vous empêcher de dire beaucoup de vulgarité avec l'espoir que ça vous soulagera de ce poids.
Il y a des soirs comme ça où le vide à un poids. Il y a des creux plus lourds que d'autres.
Il y a des soirs comme ça où il est bon de se sentir sombrer. Enfin ce n'est pas vraiment agréable mais comme c'est familier on accepte, on ne veut pas forcément en sortir.
Il me faudrait juste son genoux à porter de main.

22/08/09
On devrait faire les rencontres décisives de notre vie lorsque l'on est nourrisson. On devrait découvrir les gens qui changeront le cours de notre vie, du temps et de la rivière, lorsque l'on est encore bébé. Encore dans les langes, encore le pouce dans la bouche.
Oui parce que ce serait plus simple. On entrerait dans leur vie et ils entreraient dans la notre sans qu'on est de passé. Sans le moindre vécu.
Oui parce que sinon c'est trop compliqué. Trop difficile. Trop douloureux.
Entrer dans la vie de quelqu'un signifie se mêler à sa vie d'avant, sa vie qui ne s'arrête pas lorsque vous arrivez. S'agit juste de prendre le train en marche, pas d'arrêter la rivière de l'autre le temps que vous appreniez à nager dans ses courants à lui.
Si on le rencontrait bébé, on serait tout de suite dans le bain parce que le début de la rivière, des vagues, de l'histoire, de sa vie, du temps qui court, commencerait seulement une fois que vous seriez là. Bien installé. Ceinture bouclée. Vous me suivez?
Sinon c'est trop compliqué. Trop difficile. Trop douloureux.
Trop compliqué d'arriver comme ça.
Trop difficile d'y rester.
Trop douloureux de ne pas avoir son mot à dire parce que d'autres étaient là avant vous, parce que leurs histoires dans la vie de l'autre a commencé avant que vous arriviez et fera toujours partie de son passé.
Alors que si tout le monde se rencontrait en même temps lorsque l'on est encore petit au point de marcher à quatre pattes, ce serait plus simple.
Sinon c'est trop compliqué. Trop difficile. Trop douloureux.
Trop compliqué d'arriver comme ça.
Trop difficile d'y rester.
Trop douloureux de ne plus pouvoir en repartir une fois que l'on est trop attaché.

# Posté le vendredi 21 août 2009 15:46

Modifié le samedi 22 août 2009 13:02

Celle du sourire.

Celle du sourire.
Y a des photos comme ça...
Des visages dont on a la certitude qu'ils ont toujours été là et resteront éternellement.
Des visages qui vous font juste beaucoup de bien, vous procurant aussi bien dans le corps que dans le coeur, une onde de chaleur. Y a des moments comme ça, qui resteront là bien sagement, et ce sans bouger. Ca ne s'effacera pas car on luttera de toutes nos forces pour cela. La teinte de ces instants ne perdra pas son éclat car ensemble on maintiendra nos couleurs. Ca ne se fanera ni ne prendra une ride, ou alors celle du sourire.
Celle qui étire le regard et illumine le contour des lèvres.
Ca ne prendra pas une ride, ou alors, celle du sourire..

# Posté le jeudi 20 août 2009 15:15

Toute nue sans vous.

A vos oreilles, mes sourires.

Au lendemain de notre ronde d'au revoirs, je me sens comme toute nue.
On se trouve devant l'horizon, on le fixe en le désirant de toutes ses forces. On veut qu'il se rapproche au plus vite, qu'on puisse le déshabille le plus rapidement possible. Puis il arrive.
On l'a tellement attendu, il vous a tellement paru loin et inaccessible qu'on a du mal à croire qu'il est enfin là, à porter de bras. A porter d'envie, suffit de s'avancer de quelques pas et on y est. Ca fait presque peur tellement on l'a voulu, rêvé.

Au lendemain de notre ronde d'au revoirs, je me sens comme toute nue. Un peu vide, étrangère à moi-même. Je ne pensais pas être si touchée par cette ultime journée à vos côtés, mes chéri(e )s.
Je ne croyais pas que vous alliez me manquer déjà.

Au lendemain de notre ronde d'au revoirs, je me sens comme toute nue. Je vous ai détesté au cours de l'année et des précédentes, nombreuses. Onze au total pour les plus vieilles, c'est bien ça? Oui, je vous ai haïs, parfois profondément. Mais je vous ai aimées, adulées, adorées comme jamais mes amies. Comme jamais ni personne, je vous ai aimé. Je n'ai pas tout aimé, mais ce que j'ai aimé je l'ai fait de tout mon c½ur. Je vous ai sourit de tout mon amour et vous avez compté comme personne ne l'a fait jusqu'alors. Malgré tous les défauts et les manies de chacune vous avez partie de moi à votre façon. Ca été intense et grandiose, je vous aime les filles. Ne changez pas, rester les pestes et à la fois les amours que vous pouvez et savez être.

Au lendemain de notre ronde d'au revoirs, je me sens comme toute nue.
On a tourné vite, plus vite, comme pour repartir en arrière et du même coup refouler le flux de larmes et de regrets qui s'imposaient à nous. On a tourné vite, plus vite, je crois qu'on aurait pu ne jamais s'arrêter, souriantes par le fait d'être ensemble, mes amours. On a tourné vite, plus vite, jusqu'à en perdre pieds et être à la limite de s'écrouler, mais nos mains nous relevaient, on en a pas perdu haleine mais les larmes se sont oubliées et la pluie à la place s'est mises à tomber. On s'est resserrée comme autant de pingouins, il pleuvait sur nos têtes courbées et nos nuques offertes au ciel, je regardais mes pieds, essayant de graver en moi cet instant.. Vos rires sous la pluie, nos cheveux qui dégoulinaient et les mots que l'on essayait de rendre justes et beaux parce que c'était les derniers de cette journée. Ils semblaient rester suspendus dans le temps, puis se faisaient bousculer par ceux du suivant et le tout vibrait en l'air avant de retomber dans la flaque à nos pieds. On s'est lâché et on a couru s'abriter. La ronde était finie et lorsque pleine de larme tu t'es réfugiée dans mes bras, j'aurai voulu ne jamais te lâcher. Te serrer jusqu'à en mourir, m'étouffer de toi, t'étouffer de moi, et rester ensemble pour l'éternité. L'heure dernière a été amère malgré la présence des bonbons qui nous collaient aux doigts.

Le ciel pleurait la journée qui se finissait. Nos sourires ne se sont pas éteints, simplement séparés par endroit. Le mien reste meurtrit, je ne m'y attendais pas mais voilà que votre absence m'effiloche.

Au lendemain de notre ronde d'au revoirs, je me sens comme toute nue. Comme volée de ce que j'avais de plus précieux, même si plusieurs fois, tout cela j'ai voulu m'en débarrasser, voilà que maintenant que ça m'échappe je serai prête à tout pour le retenir et étendre au maximum les moments passés avec vous tous.

Ne changez pas.
                                                                                       Toute nue sans vous.

# Posté le samedi 27 juin 2009 08:45

Le pas de mon pied gauche faisait quel bruit déjà ?

On m'avait soufflé, jamais deux sans Toi.
D'un creux de langue vers un creux d'oreille.
Du bout des doigts vers une pupille indiscrète.
On m'avait volé un sourire, par cette preuve d'infinité.
J'y songeais sans trop y croire.
Dans chaque jamais réside un toujours.
L'éternité est si peu probable.
Pourtant l'espoir est là, encore,omniprésent, presque.
Tu es partout mais pas assez pourtant.
Tu le sais, je le sais, on le sait.
Trop répété peut être.
En sachant que le trop se raye.
Je tiens à Toi.
Tu vois, c'est des mots, que tu entends, que tu lis souvent de ma part,
Tu vois, je ne les dis, les écris, que très rarement avec une si grande sincérité.
Ma Toi..

# Posté le mardi 23 juin 2009 14:05

You never can tell.

On les emmerde tous, serre-moi n'importe quoi.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 17:52

Heart of Gold.

Vide.
                                                                                        Heart of Gold.

# Posté le jeudi 28 mai 2009 10:39

Mon soleil,

Mon soleil,
Tellement Toi.

FACON BUZZZ

# Posté le dimanche 24 mai 2009 15:46

Modifié le mardi 26 mai 2009 15:07